1924. La guerre est oubliée depuis longtemps déjà. Les artistes sont revenus au créneau. On pourrait en citer une demi-douzaines. Ils organisent des expositions au Pont, ce sera le cas de Tell et de Suzy Audemars, pour cette dernière au moins une fois, ou au Collège industriel. La peinture entre désormais dans le panier artistique du Combier qui achète des toiles de ce qu'il aime le mieux, son terroir.
Cette coutume encore récente titille L.A - soit Louis Audemars - qui voit en cette production presque une nouvelle activité industrielle. En plus il a idée que non seulement l'on devrait poursuivre à organiser des expositions, mais qu'aussi l'on pourrait se doter d'une salle où les peintures des meilleurs artistes combiers seraient exposées en permanence. Une sorte de musée des arts. Naturellement, on le devine, il ne fut pas entendu. Il fallut au contraire attendre quelque soixante ans avant que l'on n'ouvre une vraie salle d'exposition, celle de l'Essor. Celle-ci toutefois n'avait pas pour but d'être statique, avec des peintres qui auraient trouvé là de quoi exposer leurs oeuvres comme dans un vrai musée d'art, mais dynamique, avec la présentation sans cesse renouvelée d'artistes de tous genres et de tous lieux. Une belle réussite.


