Chère Madame, je vous ai photographiée l'autre jour. Mais ai-je le droit aujourd'hui de vous exposer à tout un chacun. Aurais-je du demander le droit de la faire, à je ne sais qui, au musée, à votre famille, à votre mari peut-être. Sincèrement, je ne sais plus sur quel pied danser. J'éciris, je diffuse et je sens que l'on est prèt à me tomber dessus parce que j'aurais volé une image, que je n'en aurais pas eu l'autorisation expresse. Je propose des mille et des cents photos, de qualité diverse certes, et je ne demande rien à personne, pas un sou. Niente di niente. Chacun peut se puiser dans ce que j'offre. C'est comme au grand banquet universel. Où tout le monde est admis et peut se servir.
Sincèrement, il est des jours comme ça, où l'on doute de tout, où l'on craint tout, même son ombre. Et surtout le diable qui se cache au coin de la maison pour vous avaler tout cru.
Chère Madame, ai-je sincèrement le droit de vous exposer. Vous avez un si beau visage. Et d'ailleurs, vous avez vécu il y a si lontemps que même personne ne se souvient de vous. Alors, on ose.


