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100. Hector.

Publié le 15 juin 2026 dans Instants d'humanité

Telle est toujours la maison d'Hector.

    Un bon copain, à l'époque de la primaire, et même si la vie nous aura dès lors sélparés. On imaginait un peu l'avenir ensemble, on formait une cagnotte pour des temps futurs, et surtout, on se prêtait des BD, lui mieux pourvu que je ne l'étais, plus apte à alimenter ma boulimie de lecture. C'était le temps des Tintin, des Artima, des Davy Crockett, des Victor Vincent, des Ricardo  et bien d'autres encore, la plupart de ces fascicules achetés au kiosque du Pont. 

    Dans sa vie d'industriel, Hector devait avoir oublié ses racines culturelles, moi pas, resté plutôt insignifiant sur le plan professionnel, en contre-partie nageant comme un poisson dans l'eau toute mon existence sur ces lectures anciennes qui devaient, au fil du temps, prendre les allures de classiques. Le texte et l'image, deux façons de conter des histoires, deux manières de les lire, sans qu'il n'y ait jamais de de préférence majeure entre les deux. L'apprentissage déjà ancien de la lecture nous avait appris tout ça.