96. Nouveau lexique du vacherin et de l'affinage.
André Paul nous revient
    Ce nouveau lexique, sérieux en même temps qu'amusant, a été rédigé à partir de l'ancien tout en mettant en place des définitions ou des idées qui nous seraient venues depuis lors. Ce nouveau lexique, en l'état, reste brouillon. De ce fait il comporte des fautes et des imprécisions qu'il nous appartiendra un jour d'éliminer ou de rectifier. Mais qui sait quand viendra le temps d'un travail vraiment soigné en un domaine où nous ne naviguerons que jamais seul ? Ces deux lexiques constituent ainsi une curiosité linguistique, une anomalie même, pourrions-nous dire. Puisqu'ici figurent des mots "familiaux" que personne n'utilisa peut-être ailleurs qu'en cette entreprise d'affinage.  Ainsi le mot "retouillon",  qui saurait parmi une foule de sept milliards d'individus ce que cela signifie ?  Trouvez deux ou trois de ceux-là  autres que l'auteur et celui-ci serait déjà satisfait.
    Ici, naturellement, il conviendra mieux qu'en tout autre chapitre, de s'amuser. En même que de prendre conscience de la richesse du produit, qui n'est pas tout à fait un fromage ordinaire. En vertu surtout de sa croûte lavée, sachant qu'amener celle-ci à sa perfection est d'une difficulté inouïe. Car entre temps, au cours de l'affinage, dix ou vingt problèmes peuvent surgir et que vous ne pourrez résoudre qu'en partie. De ce fait découle ces deuxièmes dont nous vous avions déjà parlé. Autrement dit ces rossignols dont aucun client ne voudrait, que ces acheteurs  si peu difficiles que sont les marchands de deuxièmes.