7. Le ranz des vaches, autre version de G. Aubort - FAVJ du 16 juin 1920 -
Une des innombrables version.
    En 1779, le 23 août, dans la cour du Château de Versailles, les régiments de la maison du roi fêtaient le vingt-cinquième anniversaire de la naissance de Louis XVI. A dix heures du matin, le souverain, entouré de ses courtisans et du comte de Clermont, maréchal de France et abbé de St-Germain-des-Prés, avait passé en revue les troupes du Royal-Allemand, du Royal-Marine et du régiment suisse de Stürler. Le défilé avait été superbe ; les dames de la cour avaient lancé des fleurs aux officiers et des baisers à tout le monde ; le pauvre comte de Clermont, qui s’était fait battre par Frédéric II dans la dernière guerre, se laissait persifler par la princesse de Lamballe, et celle-ci lui chantait à l’oreille :  

 
                    
                      Moitié plumet, moitié rabat,                                             Aussi propre à l’un comme à l’autre,                                             Clermont se bat comme un apôtre,                                                                Il sert son dieu comme il se bat.     

    
Et le roi de rire à gorge déployée.