72. Plus loin que la Dôle, un article du professeur Samuel Aubert, paru dans la FAVJ du 21 juillet 1932.
Route traversant la vallée de la Valserine.
   Bien encaissée, cette vallée de la Valserine; de hautes parois boisées la flanquent à gauche; le versant opposé est moins abrupt, mais le roc nu apparaît néanmoins en de nombreux endroits, la forêt ayant été détruite brutalement et dans l'impossibilité jusqu'ici de se reconstituer. La rivière fuit,  assez pressée, à travers les prés et les villages principaux, Mijoux et Lelex aligjnent leurs maisons le long de la grand'route. Beaucoup de maisons foraines. On s'étonne que les agglomérations se soient installées sur le versant le moins ensoleillé. En hiver, qu'il doit faire froid dans ce pays. Brr! Bien que d'aspect monotone à qui passe en auto, la vallée de la Valserine n'est pas un paysange "indifférent", comme disait l'autre, et il ne me déplaisrait pas de la parcourir à pied. La partie en aval de Lelex jusqu'à Chesery en particulier, est beaucoup plus pittoresque. La vallée se resserre et la rivière coule dans une gorge encaissée aux flancs rocheux, dont la route ne s'échappe qu'à la faveur d'un tunnel creusé dans le dur calcaire des lieux.