3. Plaquette du 50e anniversaire de la Prim-sup du Pont, par Paul-Henri Dépraz.
Un logo de fort belle allure.
    Plusieurs choses apparurent bizarres lors de la commémoration du 50e anniversaire de la création de la primaire-supérieure du Pont. 
    Premièrement le dit anniversaire fut fêté seulement en 1979. Si nos souvenirs sont bons, on profita de la cantine qui avait été érigée pour accueillir la grande fête justifiée par l'accession à la place de Président du Grand Conseil, par Claude Berney, habitant du village. Cet événement pouvant déjà être déterminé un an auparavant, il convenait donc, afin de limiter les frais, de faire d'une pierre deux coups, ce qui donna donc deux événements célébrés  à peu de distance l'un de l'autre  sous une même cantine. 
    Secondement on fêtait brillamment les 50 ans de la prim-sup du Pont, et peu d'années plus tard, on mettait la clé sous le paillasson pour transférer toute activité scolaire au-delà d'un certain âge au centre éducatif de Chez-le-Maître. Une réorganisation jugée nécessaire par notre département, mais qui allait singulièrement appauvrir la vie sociale de nos villlages. Qu'à cela ne tienne, le progrès est tout, la tradition n'est rien. 
    Primaire-supérieure du Pont. En son temps les discussions allèrent grand train de part et d'autre du lac, en tous ces villages constituant le Cercle du Pont. Dans la commune du Lieu surtout. L'on y préconisait non une prim-sup de cercle, mais une de commune, qui aurait vu le jour au milieu de celle-ci, soit au Séchey. Ces indépendantistes n'eurent pas gain de cause. On préféra la formule mettant ce nouvel établissement au bout du lac. Les déplacements des élèves, en été, à vélo, seraient conséquents, mais ce ne que pouvait être bon pour leur santé physique. En  hiver, où les horaires étaient modifiés en conséquence, c'était soit le bus côté Abbaye, soit le train côté Le Lieu. Pour les garçons et les filles des Charbonnières, pas de changement, le vélo toute l'année, avec quelques bonnes cassées de gueule sur des routes verglacées de temps à autre. Nul n'en mourrait ! 
    Prim-sup, dont le nom a désormais disparu. C'était une époque. De toute manière, dans le milieu scolaire, aussi loin que l'on regarde dans le temps, les changements furent nombreux. Révolutions, modifications, réorganisations, un pas en avant, deux en arrière, il faudrait changer toujours afin d'offrir le meilleur à ces chers petits dont bien entendu, nous faisions aussi partie. 
    Feu donc la prim-sup. Certains en gardent de bons souvenirs, d'autres par contre sont plus critiques et ne voient pas en ces temps anciens ce que l'on pourrait concevoir comme une certaine forme de paradis scolaire. Il est vrai que tout de même on ne saurait jamais l'oublier: l'été, pas d'école l'après-midi. Alors à nous la grande liberté !