3. Les poudres de l’apothicaire Charles Meylan, gérant de la pharmacie de la Vallée.
Voilà ce que Charles Meylan vous propose...
    On y allait pour soi, ventrées, diarrhées, rhumatismes, arthrose, migraines, les maux de l'homme se comptent par cent, d'où la présence du professionnel au village depuis quelques années. Mais on venait aussi en ces lieux  pour son bétail qui pouvait avoir le mal de rouge ou indigestion. Il fallait alors jeter la poudre que le praticien vous avait vendue dans 6 litres d'eau bouillante, la filtrer soigneusement et ensuite donner 3 fois par jour par 1 litre à la fois. 
    Il y avait naturellement bien d'autres médications, toutes meilleures les unes que les autres à l'époque, en réalité toutes plus empirique l'une que l'autre.
    Et ces poudres, et ces tisanes, vous êtaient proposées dans des saches de papier fort sur lequel il y avait le nom du vendeur au-dessous duquel était inscrite l'ordonnance, d'une écriture de pharmacien qui valait mieux que celle du docteur, illisible celle-là.
    Bref, c'était un monde qu'une pharmacie. On y cotoyait des gens de toutes conditions. On venait pour les enfants, pour le grand-père qui n'allait pas très fort, pour un veau, pour un chat ou un chien. Et ces petits paquets que vous aviez mis dans votre sac à commission, quelque part, ils vous rassuraient. Vous alliez enfin pouvoir faire quelque chose, on allait le sauver c't'homme!