313. Que la montagne reste longtemps sous la neige.
Il était là-haut une vaste combe, avec au milieui deux sapins...
    Il semblait que l'hiver s'était déjà "cassé la gueule" à mi janvier. Les téléskis fermaient. Pas de glace non plus sur le lac. Un tout petit hiver, un hiver avorté. Et pourtant la neige revint, et ce que l'on put découvrir dans les hauts prouvait qu'au moins en altitude les chutes de neige n'avaient pas manqué. 
    Il était donc temps de retourner au chalet. Pour y découvrir quoi, je vous le demande ? C'est très simple: une ambiance. Un univers, feutré, calfeutré, à la limite étrange. D'autres l'ont remarqué. En ont discouru. Comme par exemple cet auteur inconnu qui égrena sa philosphie haut de gamme dans l'un de ces chalets, et là ce serait plutôt du côté du Mont-Tendre. 
    Et ce que l'on put découvrir, ne manqua pas de charme, quoique ce fut peut-être pour la centième fois. Mais quand on n'aime, nous autres de cette terre combière, on n'aime pas à moitié! Et puis aussi il est une chose, on aime plus encore ressasser! Et si ce n'est pas en mal, alors ce ne peut qu'être en bien. Et puis voilà, ces évocations hivernales sauront vous faire oublier les grands discours politiques, ceux qui ont toujours ces relents de cantine. On se bat pourquoi, dans le fond ? Pour ses idées, pour celles d'un groupe, pour une vision lumineuse des futurs de l'humanité ? 
    Une douce retraite dans un coin perdu, cela peut-il vous aider à mieux comprendre ?