2. Le problème des limites entre la commune de Vallorbe et La Vallée - pièces d'archives du XVe au XVIIIe siècle.
C'est dans la région de la Pierre à Punex (ou Pierre Punex) que tout cela se passe... Gravure de la première moitié du XIXe siècle.
   En ces temps canoniques, Vallorbe était déjà en pleine expansion alors que la Vallée demeurait sensiblement peu habitée. Ces Messieurs de la cité du fer se permettaient donc sans qu’il n’y ait guère d’opposition, de venir chercher ce qui leur convenait en ce territoire voisin, charbon de bois et éventuellement fer qu’il fut de la sorte les premiers à exploiter en notre contrée.    
    Les problèmes de limites se posèrent surtout quand il advint que les Rochat des Charbonnières s’installèrent à proximité du lac Brenet et que désormais ils eurent besoin de tout l’espace. Les Vallorbiers alors devinrent quelque peu indésirables et il convint, afin de museler leur appétit, de tracer des limites. Cela commence au XVe siècle.     
    La suite offrira aussi son lot de problèmes, et surtout avec ces fameux et pernicieux droits de bochérage qui empoissonnèrent les rapports entre communes, mais bien évidemment aussi entre communes et particuliers. On n’arrêtait pas de se chipoter à ce sujet.     
    Ces difficultés transparaissent naturellement dans nos vieux papiers. Nous avons reproduits tous ceux que nous connaissions en ce qui concerne la région de la Tornaz, Epoisats, Mont d’Orzeires, Echelle, etc…     
    D’aucuns de ces actes ne seront pas complets, d’autres pourraient avoir des pages entremêlées. Mais quoiqu’il en soit, voici une belle matière que nos historiens pourront triturer à loisir.     
    D’autres actes, ceux-là concernant la gestion du pont de la Goille, mettent aussi en conflit les habitants de la Vallée, les Vallorbiers et LL.EE. On les trouvera dans notre chapitre réservé à ce bel ouvrage d’art.     
    Le tout très rébarbatif. Ce qui n’est pas sans utilité, prouvant ainsi à quelles tâches souvent ardues les historiens ont à faire face quand il s’agit de retourner aux documents originaux et non plus se contenter de ces synthèses de synthèses qui finissent pas ne plus vous offrir qu’un pâle reflet de la réalité.     
    Allons donc à la base, et piochons !