22 janvier 2014. Wengen et le Lauberhorn.
Plus beau, impossible à trouve...
    C'est l'une des courses de ski de l'année, celle que l'on attend et qui pourtant, toujours,  nous laisse un peu sur notre faim. Pour la simple raison qu'il n'y a qu'une manche et qu'un temps, même conquis de haute lutte, reste toujours quelque peu alléatoire. Une course qui manque un rien de suspens mais reste belle. Par le site tout d'abord, ces paysages proches  de la Jungfrau sont plus que magnifiques. Par l'ambiance ensuite, que l'on découvre sur les images du petit écran, avec des masses compactes de spectateurs agglutinés presque tous à la même place. C'est cela qui surprend. Il y assurément des barrières, des ordres, des mesures de sécurité afin que tout se déroule dans les meilleures conditions possibles. 
    Le Lauberhorn, cette course mythique, la plus longue du circuit, avec cette fameuse Tête de Chien où les skieurs semblent plonger dans le vide. Et puis ce passage étroit sous la ligne de chemin de fer. Et enfin ce schuss où les skieurs dépassent allègrement 150 km/h. Proprement stupéfiant, alors que soi-même, on a déjà les jambes de coton à une vitesse trois fois moins élevée. Ce qui montre l'exploit, et pas d'une poignée, de tous, qui se succèdent distants les uns des autres de quelques centièmes seulement  et qui auraient perdu l'épreuve rien que parce qu'ils auraient eu le malheur d'éternuer dans un passage un peu scrabeux!  Les performances des trois premiers sont donc relatives. Tandis que les performances de tous sont admirables. Ils osent. Certes, on le dira, c'est leur métier. Mais malgré tout il y a les risques, on connaît la chanson, on sait ceux qui s'en trouvèrent mal un jour. Quel courage! Quelle volonté! Surtout celle de ne jamais s'arrêter, de ne jamais rester scotché sur la ligne de départ en criant: 
    - Je ne veux pas. Ou: - Je ne peux pas.        
    Le Lauberhorn et Wengen, petit village dans la montagne, au-dessus de Lauterbrunnen, autre site privilégié, mythique, où l'eau des montagnes chute dans la vallée le long de parois d'une hauteur prodigieuse. 
    Et tout cela, qui est sublime, est le coeur de notre pays. Et tout cela, pour qui ne possède que des montagnes en forme de collines, est à envier. A jalouser. Il en ont de la chance, ceux qui habitent là-bas!
    Il est ainsi des jours où l'on partirait volontiers! S'il n'y avait pas ce lac, bonté divine!