216. Propriétaires et amodieurs d'alpage sur la commune du Lieu aux XVIIIe et au début du XIXe siècle d'après les ACLieu.
Quelque part sur nos beaux pâturages.
    Que voilà un chapitre bien rébarbatif, qui découle presque exclusivement des problèmes de bochérages que connut la commune du Lieu.         Bochérage, ou droit de bochérage, qu'est-ce que cela ?  Au départ un aspect de notre coutumier assez simple. Le bois étant indispensable à tous, et les forêts immenses  à disposition dans l'environnement immédiat des villages, chacun avait le droit de s'y servir à sa guise. Avec l'augmentation de la population, la diminution des forêts au profit des pâturages, cela d'autant plus rapidement que le gruyère acquiérait de plus en plus de notoriété en notre Europe occidentale, il convint de régler le problème des bochérages. Ceux-ci ne pouvaient plus être libres comme dans les débuts, mais réglementés. Et d'autant plus que les bois commençaient à se tarir d'être trop sollicités. Cette situation est prouvée par un constat de la Municipalité du Lieu établi au début du XIXe siècle. 
    Notons ici que le propriétaire d'un alpage n'avait pas la propriété de la forêt. Situation paradoxale qui conduisit à des conflits non seulement répétés, mais interminables, et qui coûtèrent peut-être plus à la collectivité que la valeur réelle des bois. 
    Les documents en rapport avec ces différends abondent dans nos archives. S'ils sont répétitifs, ils permettent néanmoins de mettre un nom sur ces anciens propriétaires, comme aussi parfois sur les amodieurs qui louaient leurs propriétés.  D'où leur utilité documentaire.  
    Les notes ci-après témoignent de cette abondante matière.