20. Toitures et façades, un article de Samuel Aubert paru dans la FAVJ du 8 décembre 1932.
Ce beau hameau de la Vuerraz à l'aube du XXe siècle.
    Alors, jusque vers les années 1860-1870, le tavillon régnait en maître à la Vallée pour toutes les couvertures et les façades. Vint bientôt la tuile ou l'ardoise. Puis ce fut, dès le début du XXe siècle, la tôle ondulée. Chose étonnante, ce qui aurait pu être un matériau industriel positivement affreux, de par les rigueurs du climat, et par la teinte rouille que prit cette nouvelle couverture, su se fondre  de manière discrète  dans le paysage. 
    Ce ne sera pas là l'avis de tout un chacun, on le concède. Et pourtant, faisons abstraction de ce désir d'avoir toujours des choses nickel, presque dépourvues d'âme, et l'on comprendra mieux ce que la tôle ondulée put avoir d'étonnant, dans son rôle à la fois protecteur et esthétique. 
    Prenez-en pour preuve le chalet d'alpage que vous trouverez une photo dans le corps de notre texte. Nul ne pourra dire que cette petite merveille avec son toit rouillé fait tache dans le paysage. Impossible ! 
    Il en fut de même d'un autre chalet, la Grange Nourrie, qui, avec son immense toit refait aux frais de l'Europe, tôle profilée grise, n'a plus du tout le charme d'antan. La comparaison des photos actuelles et anciennes le prouvera encore une fois. 
    Dans tous les cas on ne viendra pas nous dire que le toit blanc du chalet des Amburnex, à cet égard, est une parfaite réussite !