20. François Jéquier, avec la collaboration de Chantal Schindler-Pittet, De la forge à la manufacture horlogère, Lausanne, 1983 - sans texte -.
Un ouvrage paru dans la Bibliothèque historique vaudoise, no 73.
    Et vinrent François Jéquier ert Schantal Schindler-Pittet qui, à eux deux, devaient enrichir de manière notable la bibliographie en rapport avec les ouvrages parus sur la Vallée de Joux. Leur contribution est importante, notamment dans le domaine de l'histoire économique. Les titres sont nombreux que nous ne répertorions pas ici. 
    Dans l'ouvrage "De la forge à la manufacture horlogère", en première partie, texte rédigé par Chantal Schindler-Pittet, on trouve le chapitre La Vallée de Joux et la commune du Chenit. Celui-ci comprend les pages 25 à 115. C'est dire qu'il ne s'agit pas d'un court résumé de l'histoire de notre région, mais bien d'une étude fort conséquente qui est en quelque sorte une mise au point de tout ce que l'on connaissait à l'époque du passé de notre haute combe.     Il est bien évident que le sujet étant l'histoire économique de la Vallée, et en particulier celle de l'entreprise LeCoultre, malgré l'excellence de ce texte, on n'allait pas s'attarder sur les détails de notre histoire, ni même pour rédiger cette synthèse, en revenir aux sources premières, c'est-à-dire aux archives. On se contente donc d'avoir, pour l'essentiel, recourt aux ouvrages déjà en place, avec naturellement tous les risques que cette méthode peut faire courir, puisqu'une erreur d'interprétation ou carrément de fait, ne pourra qu'être à nouveau reportée. Ce qui nous amène à nous poser la question de savoir si un jour une étude historique faisant abstraction de l'essentiel des publications existantes et ne se basant plus que sur le document pourra être faite. Ce n'est pas certain, l'homme moderne étant devenu un homme pressé ! 
    Quoiqu'il en soit, voilà une belle étude dont il convient de prendre connaissance. Il est dommage qu'elle n'ait pas pu être diffusée de manière autonome, c'est-à-dire à part le volumineux pavé sur l'entreprise Le Coultre qui comprend 720 pages et dont le prix était alors en conséquence de cette somme si impressionnante. Retenons aussi que le texte offre les mêmes défauts que beaucoup d'autres publiés antérieurement: absence de photos pour l'essentiel, cartes inexistantes. Ce qui revient à dire que l'on ne peut jamais tout avoir, le beurre et l'argent du beurre ! 
    L'apport de ces deux auteurs, mis à part ces maigres réticences, aura été capital dans le domaine de notre production historique et littéraire.