1. Mon Dieu, j'ai fait une tache, ou les propos de Noël 1858 de Aimée Piguet, en service d'une certaine Madame la Comtesse à Leipzig.
Première page de la lettre adressée par Aimée Piguet à ses parents à Gimel.
    Une Aimée qui serait bien de chez nous, puisqu'il semble qu'en premier il y a l'argent. Il y a le Seigneur, certes, mais bien plus encore,  les sous. Ainsi cette brave demoiselle, son âge nous est un mystère que nous aimerions bien élucider, alors qu'elle reçoit des cadeaux de Noël de son entourage, non seulement évalue la valeur de chacun, mais en plus fait le total de ce que cela représente: 55 francs 25 centimes, la moitié de ce qu'elle envoie en argent en Suisse en même temps que sa lettre. 
    La lettre, que l'on découvrira en annexe, malheureusement incomplète, a du passer par  bien des mains avant de retomber sur notre bureau, en prêt, on le précise, pour être transcrite et analysée dans la mesure de nos moyens. Heureusement, elle figure encore dans son enveloppe d'origine, qui lui a généreusement été offerte par le Comte ! 
    Il est ainsi des petits faits, dans cette correspondance unique, qui non seulement nous surprennent, mais aussi nous interrogent.