17. Gondo, au sortir des gorges de ce nom, sur la Doveria.
Gondo romantique sous le crayon d'un dessinateur du XIXe siècle.
    Ici les forces de la nature savent se déchaîner. En témoignent les inondations et surtout la coulée de boue du 14 octobre 2000 qui a détruit nombre de bâtisses du village, avec la démolition partielle du château de Stockalper, et tué 14 personnes, catastrophe majeure  dont la population du village n’est certainement pas encore remise à l’heure actuelle.   
    
Les cicatrices de ce drame se voient encore : bétonnage massif, mutilation du château Stockalper, maisons modernes reconstruites en lieu et place des anciennes.
    Mais apparemment la population s’accroche tandis qu’on aurait pu croire qu’elle allait déserter des lieux si peu accueillants. Ils le sont tellement même que c’est probablement l’une des raisons pour lesquelles ce village se signale à nous à chaque fois que nous y passons, et que nous pouvons avoir pour lui une sympathie toute particulière. Cela ne s’explique pas, ni par les lieux où l’on ne saurait y vivre que si l’on y est né, ni par les qualités d’un climat qui pourrait déjà être un peu du sud, mais qui,  vu l’étroitesse des gorges et l’humidité permanente qui y règne,  ne doit pas être plus amène qu’il ne le faut. Peut-être alors est-ce cette ténacité qu’ont les gens d’ici, l’histoire assez prodigieuse de ce passage du Simplon que l’on franchit depuis des siècles voire des millénaires, ou d’autres choses encore que nous n’arrivons pas à vraiment saisir.