109. Or il y eut une étoile, conte de Julie Meylan, Journal de Vallorbe du 30 décembre 1931.
C'est aussi le temps des bergers.
    Julie Meylan aime le merveilleux. Ainsi elle goûte fort à se ballader dans le ciel en compagnie de St. Pierre, des anges et des archanges qu'elle connaît personnellement. Elle parle avec eux aussi aisèment que vous le faites avec votre voisin, mieux encore, car nul brouille venue on ne sait de quel temps, ne saurait entacher leurs relations. Il y a ici de la pureté. 
    Et de la malice, entendez par cela, une amitié profonde en même temps qu'une grande commiscération pour ces élus qui n'en arrivent pas moins à être de pauvres diables soumis aux mêmes règles que nous autres ici bas. C'est dire que de temps à autre il y a de la tristesse, de la révolte, et qu'il n'est pas interdit, à l'occasion de laisser perler sous vos paupières une larme de désolation. 
    Cette larme, ici, aura tout son rôle, puisqu'elle servira... Mais chut, ne dévoilons pas toute cette belle histoire, l'une des plus étonnante et des plus charmante qu'écrivit notre femme de lettres combière qui ne cesse, décidément, de nous surprendre...